TDAH adulte

Comment reconnaître un TDAH  ?

Un enfant pas attentif ? Impulsif ? Démotivé ?

Un trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité découvert chez un de ses enfants amène souvent à se questionner sur son propre fonctionnement attentionnel. Un petit peu comme pour le surdouement.

Chez l’adulte, on peut penser au TDAH quand on éprouve de grosses difficultés à ne pas se lasser rapidement. Quand on a tendance à abandonner des projets dès qu’ils se concrétisent parce que un autre centre d’intérêt est venu prendre toute la place. Quand tout ce qui ne passionne pas ennuie à mourir.  Quand on regarde en arrière et qu’on a le sentiment d’un parcours que les autres et parfois soi-même qualifient d’instable car émaillé de « ruptures », de changements.

Ou on a des difficultés à arriver à l’heure. Des difficultés avec l’organisation ou le temps. On gigote beaucoup (les mains, les jambes). On a ou on a eu du mal à rester assis, au même endroit sans bouger. Les repas au restaurant ne doivent pas durer trop longtemps et encore, c’est plus supportable que les dîners de famille quand ils sont interminables.

L’attention est soit hyper-focalisée sans parvenir à lâcher son objet de fixation soit difficile à maintenir. Par exemple sur une conversation ou une tâche routinière, ce qui amène alors des problèmes administratifs ou relationnels.

Chez une mère de famille, réduite de facto dans sa mobilité, le TDAH est très difficile à vivre et génère un fort sentiment de culpabilité.

Comment surmonter son TDAH ?

Bien connaître le trouble et ses manifestations est important et permet de sortir de la conviction d’avoir la poisse. Prévenir ses proches, sa famille, ses amis facilite la compréhension des moments de décrochage attentionnels, souvent mal interprétés.

Des stratégies d’organisation spécifiques peuvent être utilisées.

L’apprentissage des outils de régulation des émotions est indispensable avec nécessité de revenir sur des expériences difficiles souvent nombreuses chez les TDAH qui ont rarement fait l’expérience de la compassion.

La méditation, qui doit être adaptée, est un bon moyen de « muscler » l’attention.

Il existe des traitements médicamenteux mais qui ne se substituent pas à l’ensemble des nouvelles habitudes à prendre. Des habitudes à faire varier parce que le TDAH se lasse vite et son pire ennemi est la routine.